{"id":567,"date":"2017-02-15T08:01:10","date_gmt":"2017-02-15T07:01:10","guid":{"rendered":"http:\/\/aspeam.fr\/?p=567"},"modified":"2020-11-26T19:08:45","modified_gmt":"2020-11-26T18:08:45","slug":"deces-de-patricia-prenant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/2017\/02\/15\/deces-de-patricia-prenant\/","title":{"rendered":"Patricia Prenant nous a quitt\u00e9s"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"567\" class=\"elementor elementor-567 elementor-bc-flex-widget\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-d0dbebb elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"d0dbebb\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-43a7a9e\" data-id=\"43a7a9e\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-debed82 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"debed82\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<p>C\u2019est avec beaucoup de tristesse et d\u2019\u00e9motion que nous avons appris la brutale disparition de Patricia Prenant, le 8 f\u00e9vrier 2017, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 45 ans. Universitaire, docteur en histoire du droit, devenue ensuite journaliste, ses travaux ont profond\u00e9ment renouvel\u00e9, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, divers aspects de l\u2019histoire du Pays ni\u00e7ois et de la Provence orientale.<\/p><p>Originaire du Loir-et-Cher, mais depuis longtemps install\u00e9e \u00e0 Nice, Patricia Prenant en avait fait sa Patrie. \u00c0 l\u2019issue de brillantes \u00e9tudes de droit dans notre universit\u00e9, elle s\u2019\u00e9tait orient\u00e9e vers l\u2019histoire du droit et obtenu un master de recherche, avec un m\u00e9moire de droit romain sous la direction du Professeur Maryse Carlin. Puis, au moment de choisir un sujet de th\u00e8se, c\u2019est l\u2019histoire locale qu\u2019elle avait voulu privil\u00e9gier en choisissant, sous la direction de Marc Ortolani, d\u2019aborder la question du brigandage, entre Nice et la Provence, et de l\u2019Ancien-r\u00e9gime \u00e0 la Restauration. Malgr\u00e9 la complexit\u00e9 de sujet, en raison de la n\u00e9cessaire comparaison de syst\u00e8mes r\u00e9pressifs diff\u00e9rents, \u00e9voluant au gr\u00e9 des r\u00e9gimes et des politiques criminelles, Patricia Prenant, avait su r\u00e9aliser en 2008 une th\u00e8se brillante, unanimement appr\u00e9ci\u00e9e par les instances nationales de la recherche, couronn\u00e9e par le prix de la recherche d\u00e9cern\u00e9 par le Conseil g\u00e9n\u00e9ral, et publi\u00e9e en 2011 sous le titre \u00ab\u00a0La bourse ou la vie ! Le brigandage et sa r\u00e9pression dans le pays ni\u00e7ois et en Provence orientale (XVIII<sup>e<\/sup> &#8211; XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p><p>Puis, dans la perspective d\u2019une carri\u00e8re universitaire, elle s\u2019\u00e9tait lanc\u00e9e dans un grand nombre de recherches d\u2019histoire juridique novatrices, certaines dans le prolongement de la th\u00e8se<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, ou sur la th\u00e9matique de la justice<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, mais d\u2019autres aussi autour de questions politiques (avec notamment un saisissant portrait du \u00ab\u00a0m\u00e9c\u00e8ne\u00a0\u00bb Rapha\u00ebl Bischoffsheim)<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> int\u00e9ressant notre r\u00e9gion. Mais c\u2019est surtout vers des questions \u00e9conomiques et sociales que Patricia Prenant allait orienter ses recherches, avec des travaux sur les mouvements sociaux<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, la d\u00e9fense du patrimoine forestier<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a> ou celle de la moralit\u00e9 publique<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, ou bien encore les biens des ennemis durant la premi\u00e8re guerre mondiale<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Se confirmait ainsi, parall\u00e8lement \u00e0 ses travaux consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire du droit p\u00e9nal et de la justice criminelle, son go\u00fbt pour les questions sociales. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de ces belles recherches, Patricia Prenant poursuivait ses activit\u00e9s d\u2019enseignement \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de l\u2019Universit\u00e9 de Nice Sophia Antipolis, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e de ses \u00e9tudiants et de ses coll\u00e8gues, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Sud Toulon-Var, mais aussi au Maroc.<\/p><p>Ses activit\u00e9s professionnelles devaient la conduire ensuite \u00e0 offrir ses services au Conseil \u00a0g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes. Affect\u00e9e au service du Patrimoine culturel, elle allait \u00eatre charg\u00e9e, en 2014, de la pr\u00e9paration de plusieurs inventaires en lien avec les comm\u00e9morations de la premi\u00e8re guerre mondiale<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>, puis relatifs au patrimoine industriel du d\u00e9partement<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, ce qui devait la conduire \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux activit\u00e9s industrielles grassoises<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. Partant de cette nouvelle orientation de recherche, Patricia Prenant, en collaboration avec Gabriel Benalloul, historien de la parfumerie grassoise, allait coordonner deux ouvrages, publi\u00e9s par l\u2019ASPEAM<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>, l\u2019un consacr\u00e9 \u00e0 la dynastie des Ossola, l\u2019autre aux parfumeurs Cavallier, avec, \u00e0 chaque fois, un chapitre remarqu\u00e9 de sa plume<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. Abordant cette th\u00e9matique nouvelle avec le regard du juriste, Patricia Prenant avait commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la protection juridique du parfum, dont elle comptait faire un nouveau th\u00e8me de recherche.<\/p><p>Depuis trois ans maintenant, Patricia Prenant avait rejoint l\u2019\u00e9quipe du <em>Patriote C\u00f4te d\u2019Azur<\/em> dont elle \u00e9tait vite devenue la principale collaboratrice, \u00ab\u00a0la journaliste\u00a0\u00bb du Patriote, contribuant \u00e0 l\u2019\u00e9volution et au rayonnement du journal, en particulier dans sa dimension culturelle. L\u2019hommage unanime et de tous horizons qui lui a \u00e9t\u00e9 rendu dans ses pages<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a> t\u00e9moigne de la place qu\u2019elle y occupait et de toute l\u2019estime qu\u2019elle m\u00e9ritait, pour ses qualit\u00e9s \u00e0 la fois professionnelles et humaines. En l\u2019espace de quelques ann\u00e9es, elle \u00e9tait devenue en effet une journaliste appr\u00e9ci\u00e9e, attentive et exigeante, comme elle l\u2019\u00e9tait avant tout avec elle-m\u00eame et tout en \u00e9tant \u00e0 l\u2019\u00e9coute des autres.<\/p><p>Sa disparition laisse un vide immense, en m\u00eame temps qu\u2019un terrible sentiment d\u2019inachev\u00e9\u00a0: on songe ici \u00e0 ses travaux non publi\u00e9s<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>, \u00e0 ses projets de recherche, aux articles qu\u2019elle pr\u00e9parait. Tout cela s\u2019est achev\u00e9 brusquement un petit matin d\u2019hiver. Il est bien cruel de devoir aujourd\u2019hui parler d\u2019elle au pass\u00e9 alors qu\u2019elle aurait pu, dans le futur, encore tant nous apporter.<\/p><p>Marc Ortolani \u2013 Olivier Vernier<\/p><p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0Patricia Prenant, \u00ab\u00a0La bourse ou la vie ! Le brigandage et sa r\u00e9pression dans le pays ni\u00e7ois et en Provence orientale (XVIII<sup>e<\/sup> &#8211; XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)\u00a0\u00bb, Nice, Aspeam, 2011, 517 p.<\/p><p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Le brigandage jug\u00e9 par le S\u00e9nat de Nice sous la Restauration sarde\u00a0\u00bb, <em>Recherches r\u00e9gionales<\/em>, 2004, pp. 47-59\u00a0; \u00ab Vols sur le grand chemin et ran\u00e7onnements \u00e0 l\u2019est du Comt\u00e9 de Nice au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u00bb, <em>Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019art et d\u2019histoire du Mentonnais<\/em>, 2008 ; \u00ab\u00a0Le brigandage dans le Comt\u00e9 de Nice sous la Restauration sarde : la justice confront\u00e9e \u00e0 la fuite des criminels hors des fronti\u00e8res\u00a0\u00bb, <em>Migrations et soci\u00e9t\u00e9<\/em>, n\u00b0 140, 2012, pp. 105-115.<\/p><p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Les comp\u00e9tences du conseil de pr\u00e9fecture en mati\u00e8re de contravention \u00e0 la police du roulage, 1860-1921\u00a0\u00bb, in O. Vernier, M. Ortolani (dir.), <em>La justice administrative \u00e0 Nice, 1800-1953, du Conseil de pr\u00e9fecture au Tribunal administratif<\/em>, Nice, Serre, 2006, pp. 53-74\u00a0; \u00ab\u00a0Justice royale et justice seigneuriale \u00e0 Saint-Vallier\u00a0\u00bb, in M-H. Froeschl\u00e9-Chopard (dir.), <em>Saint-Vallier-de-Thiey autrefois, La primaut\u00e9 de la petite patrie<\/em>, Nice, Serre, 2013, pp. 158-160\u00a0; \u00ab\u00a0Les comp\u00e9tences du juge d&rsquo;instruction sarde en mati\u00e8re criminelle, l&rsquo;exemple du juge de mandement dans le ressort du S\u00e9nat de Nice sous la Restauration\u00a0\u00bb, in S. Blot-Maccagnan (dir.),\u00a0 <em>Du lieutenant criminel au juge d&rsquo;instruction<\/em>, Colloque, Nice, 2013, \u00e0 para\u00eetre aux P.U.Rennes, 2018.<\/p><p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Rapha\u00ebl Bischoffsheim, entre affairisme et philanthropie, une figure embl\u00e9matique de la vie politique ni\u00e7oise de la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb, <em>Cahiers de la M\u00e9diterran\u00e9e<\/em>, n\u00b0 77, 2008, pp. 171-183.<\/p><p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Les mouvements sociaux \u00e0 Nice en 1906 et la gestion de la crise par les pouvoirs publics\u00a0\u00bb, <em>Cahiers de la M\u00e9diterran\u00e9e<\/em>, Nice, n\u00b0 74, 2007, pp. 237-257.<\/p><p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Le patrimoine forestier des Alpes-Maritimes face aux incendies, la mise en place progressive d&rsquo;une politique de protection de 1860 jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1930\u00a0\u00bb, in M. Ortolani (dir.), <em>Protection et valorisation des ressources naturelles dans les \u00c9tats de Savoie. Contribution \u00e0 une histoire du d\u00e9veloppement durable<\/em>, Nice, Serre, 2014, pp. 73-88.<\/p><p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0Les actions de la Ligue pour la d\u00e9fense de la moralit\u00e9 publique \u00e0 Nice au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle : lutte contre la prostitution et les publications licencieuses\u00a0\u00bb, in S. Cadiou (dir.), <em>Gouverner sous pression\u00a0? La participation des groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat aux affaires territoriales, <\/em>Fondation Maison des sciences de l\u2019homme, <em>Droit et Soci\u00e9t\u00e9 \u2013 Recherches et travaux<\/em>, LGDJ, 2016, n\u00b031, pp. 233-246.<\/p><p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Patricia Prenant et Olivier Vernier, \u00ab\u00a0Le sort des biens des nations ennemies dans les Alpes-Maritimes (1914-1918)\u00a0\u00bb, Journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9tude de la Soci\u00e9t\u00e9 Scientifique et Litt\u00e9raire de Cannes et de l&rsquo;arrondissement de Grasse, in C. Marro et O.Vernier (dir), <em>Les Alpes-Maritimes dans la Grande guerre, un d\u00e9partement cosmopolite et patriote<\/em>, 2014, <em>Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 scientifique et litt\u00e9raire de Cannes et de l\u2019arrondissement de Grasse<\/em>, tome LX, 2015, pp. 27-38.<\/p><p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a>\u00a0<em>Inventaire des monuments aux morts de la Premi\u00e8re Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives<\/em>, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, mars 2014\u00a0; <em>Inventaire des \u00e9tablissements sanitaires durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives<\/em>, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, mars 2014.<\/p><p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a>\u00a0<em>Inventaire du patrimoine industriel des Alpes-Maritimes (1860-1950) d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives<\/em>, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, octobre 2013.<\/p><p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a>\u00a0<em>Inventaire des savonneries grassoises (XVIII<sup>e<\/sup> &#8211; XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles),<\/em> Service Ville d&rsquo;Art et d&rsquo;Histoire de Grasse et Mus\u00e9e International de la Parfumerie, juin 2014. Elle collabora aussi \u00e0 l\u2019ouvrage collectif, <em>Bains, bulles &amp; beaut\u00e9s\u00a0: une histoire de la toilette et de la beaut\u00e9<\/em>, Paris, Editions Gourcuff-Gradenigo, 204, p.67-73.<\/p><p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Patricia Prenant \u00e9tait un membre tr\u00e8s actif de l\u2019ASPEAM dont elle \u00e9tait secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale adjointe.<\/p><p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Patricia Prenant, \u00ab\u00a0La propri\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire de Guy de Maupassant : l\u2019h\u00e9ritage de la famille Ossola (1906-1958)\u00a0\u00bb, <em>Grasse et les Ossola, une dynastie de notables au service de la cit\u00e9 et de la France sous la IIIe R\u00e9publique<\/em>, Nice, ASPEAM, 2012, pp. 217-272\u00a0; \u00ab\u00a0Industrie du luxe et commerce international : cent ans d&rsquo;\u00e9changes entre Grasse et Cologne\u00a0\u00bb in\u00a0 <em>Cavallier Fr\u00e8res : dans les coulisses d&rsquo;une parfumerie grassoise<\/em>, Nice, ASPEAM, 2013, pp. 11-63.<\/p><p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a>\u00a0<em>Le Patriote C\u00f4te d\u2019Azur<\/em>, n\u00b0175, semaine du 17 au 23 f\u00e9vrier 2017, pp. 7-8.<\/p><p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]\u00a0<\/a>Par exemple, \u00ab\u00a0L&rsquo;uditore di guerra\u00a0\u00bb, colloque international de la Soci\u00e9t\u00e9 Internationale d\u2019Histoire de la profession d\u2019avocat, (U. Bellagamba, dir.), <em>Les avocats en temps de guerre. Repr\u00e9sentation d\u2019une profession face \u00e0 la crise<\/em>, Nice, d\u00e9cembre 2014.<\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est avec beaucoup de tristesse et d\u2019\u00e9motion que nous avons appris la brutale disparition de Patricia Prenant, le 8 f\u00e9vrier 2017, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 45 ans. Universitaire, docteur en histoire du droit, devenue ensuite journaliste, ses travaux ont profond\u00e9ment renouvel\u00e9, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, divers aspects de l\u2019histoire du Pays ni\u00e7ois et de la Provence orientale. Originaire du Loir-et-Cher, mais depuis longtemps install\u00e9e \u00e0 Nice, Patricia Prenant en avait fait sa Patrie. \u00c0 l\u2019issue de brillantes \u00e9tudes de droit dans notre universit\u00e9, elle s\u2019\u00e9tait orient\u00e9e vers l\u2019histoire du droit et obtenu un master de recherche, avec un m\u00e9moire de droit romain sous la direction du Professeur Maryse Carlin. Puis, au moment de choisir un sujet de th\u00e8se, c\u2019est l\u2019histoire locale qu\u2019elle avait voulu privil\u00e9gier en choisissant, sous la direction de Marc Ortolani, d\u2019aborder la question du brigandage, entre Nice et la Provence, et de l\u2019Ancien-r\u00e9gime \u00e0 la Restauration. Malgr\u00e9 la complexit\u00e9 de sujet, en raison de la n\u00e9cessaire comparaison de syst\u00e8mes r\u00e9pressifs diff\u00e9rents, \u00e9voluant au gr\u00e9 des r\u00e9gimes et des politiques criminelles, Patricia Prenant, avait su r\u00e9aliser en 2008 une th\u00e8se brillante, unanimement appr\u00e9ci\u00e9e par les instances nationales de la recherche, couronn\u00e9e par le prix de la recherche d\u00e9cern\u00e9 par le Conseil g\u00e9n\u00e9ral, et publi\u00e9e en 2011 sous le titre \u00ab&nbsp;La bourse ou la vie ! Le brigandage et sa r\u00e9pression dans le pays ni\u00e7ois et en Provence orientale (XVIIIe &#8211; XIXe si\u00e8cles)&nbsp;\u00bb[1]. Puis, dans la perspective d\u2019une carri\u00e8re universitaire, elle s\u2019\u00e9tait lanc\u00e9e dans un grand nombre de recherches d\u2019histoire juridique novatrices, certaines dans le prolongement de la th\u00e8se[2], ou sur la th\u00e9matique de la justice[3], mais d\u2019autres aussi autour de questions politiques (avec notamment un saisissant portrait du \u00ab&nbsp;m\u00e9c\u00e8ne&nbsp;\u00bb Rapha\u00ebl Bischoffsheim)[4] int\u00e9ressant notre r\u00e9gion. Mais c\u2019est surtout vers des questions \u00e9conomiques et sociales que Patricia Prenant allait orienter ses recherches, avec des travaux sur les mouvements sociaux[5], la d\u00e9fense du patrimoine forestier[6] ou celle de la moralit\u00e9 publique[7], ou bien encore les biens des ennemis durant la premi\u00e8re guerre mondiale[8]. Se confirmait ainsi, parall\u00e8lement \u00e0 ses travaux consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire du droit p\u00e9nal et de la justice criminelle, son go\u00fbt pour les questions sociales. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de ces belles recherches, Patricia Prenant poursuivait ses activit\u00e9s d\u2019enseignement \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de l\u2019Universit\u00e9 de Nice Sophia Antipolis, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e de ses \u00e9tudiants et de ses coll\u00e8gues, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Sud Toulon-Var, mais aussi au Maroc. Ses activit\u00e9s professionnelles devaient la conduire ensuite \u00e0 offrir ses services au Conseil &nbsp;g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes. Affect\u00e9e au service du Patrimoine culturel, elle allait \u00eatre charg\u00e9e, en 2014, de la pr\u00e9paration de plusieurs inventaires en lien avec les comm\u00e9morations de la premi\u00e8re guerre mondiale[9], puis relatifs au patrimoine industriel du d\u00e9partement[10], ce qui devait la conduire \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux activit\u00e9s industrielles grassoises[11]. Partant de cette nouvelle orientation de recherche, Patricia Prenant, en collaboration avec Gabriel Benalloul, historien de la parfumerie grassoise, allait coordonner deux ouvrages, publi\u00e9s par l\u2019ASPEAM[12], l\u2019un consacr\u00e9 \u00e0 la dynastie des Ossola, l\u2019autre aux parfumeurs Cavallier, avec, \u00e0 chaque fois, un chapitre remarqu\u00e9 de sa plume[13]. Abordant cette th\u00e9matique nouvelle avec le regard du juriste, Patricia Prenant avait commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la protection juridique du parfum, dont elle comptait faire un nouveau th\u00e8me de recherche. Depuis trois ans maintenant, Patricia Prenant avait rejoint l\u2019\u00e9quipe du Patriote C\u00f4te d\u2019Azur dont elle \u00e9tait vite devenue la principale collaboratrice, \u00ab&nbsp;la journaliste&nbsp;\u00bb du Patriote, contribuant \u00e0 l\u2019\u00e9volution et au rayonnement du journal, en particulier dans sa dimension culturelle. L\u2019hommage unanime et de tous horizons qui lui a \u00e9t\u00e9 rendu dans ses pages[14] t\u00e9moigne de la place qu\u2019elle y occupait et de toute l\u2019estime qu\u2019elle m\u00e9ritait, pour ses qualit\u00e9s \u00e0 la fois professionnelles et humaines. En l\u2019espace de quelques ann\u00e9es, elle \u00e9tait devenue en effet une journaliste appr\u00e9ci\u00e9e, attentive et exigeante, comme elle l\u2019\u00e9tait avant tout avec elle-m\u00eame et tout en \u00e9tant \u00e0 l\u2019\u00e9coute des autres. Sa disparition laisse un vide immense, en m\u00eame temps qu\u2019un terrible sentiment d\u2019inachev\u00e9&nbsp;: on songe ici \u00e0 ses travaux non publi\u00e9s[15], \u00e0 ses projets de recherche, aux articles qu\u2019elle pr\u00e9parait. Tout cela s\u2019est achev\u00e9 brusquement un petit matin d\u2019hiver. Il est bien cruel de devoir aujourd\u2019hui parler d\u2019elle au pass\u00e9 alors qu\u2019elle aurait pu, dans le futur, encore tant nous apporter. Marc Ortolani \u2013 Olivier Vernier [1]&nbsp;Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;La bourse ou la vie ! Le brigandage et sa r\u00e9pression dans le pays ni\u00e7ois et en Provence orientale (XVIIIe &#8211; XIXe si\u00e8cles)&nbsp;\u00bb, Nice, Aspeam, 2011, 517 p. [2] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Le brigandage jug\u00e9 par le S\u00e9nat de Nice sous la Restauration sarde&nbsp;\u00bb, Recherches r\u00e9gionales, 2004, pp. 47-59&nbsp;; \u00ab Vols sur le grand chemin et ran\u00e7onnements \u00e0 l\u2019est du Comt\u00e9 de Nice au XVIIIe si\u00e8cle \u00bb, Journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019art et d\u2019histoire du Mentonnais, 2008 ; \u00ab&nbsp;Le brigandage dans le Comt\u00e9 de Nice sous la Restauration sarde : la justice confront\u00e9e \u00e0 la fuite des criminels hors des fronti\u00e8res&nbsp;\u00bb, Migrations et soci\u00e9t\u00e9, n\u00b0 140, 2012, pp. 105-115. [3] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Les comp\u00e9tences du conseil de pr\u00e9fecture en mati\u00e8re de contravention \u00e0 la police du roulage, 1860-1921&nbsp;\u00bb, in O. Vernier, M. Ortolani (dir.), La justice administrative \u00e0 Nice, 1800-1953, du Conseil de pr\u00e9fecture au Tribunal administratif, Nice, Serre, 2006, pp. 53-74&nbsp;; \u00ab&nbsp;Justice royale et justice seigneuriale \u00e0 Saint-Vallier&nbsp;\u00bb, in M-H. Froeschl\u00e9-Chopard (dir.), Saint-Vallier-de-Thiey autrefois, La primaut\u00e9 de la petite patrie, Nice, Serre, 2013, pp. 158-160&nbsp;; \u00ab&nbsp;Les comp\u00e9tences du juge d&rsquo;instruction sarde en mati\u00e8re criminelle, l&rsquo;exemple du juge de mandement dans le ressort du S\u00e9nat de Nice sous la Restauration&nbsp;\u00bb, in S. Blot-Maccagnan (dir.),&nbsp; Du lieutenant criminel au juge d&rsquo;instruction, Colloque, Nice, 2013, \u00e0 para\u00eetre aux P.U.Rennes, 2018. [4] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Rapha\u00ebl Bischoffsheim, entre affairisme et philanthropie, une figure embl\u00e9matique de la vie politique ni\u00e7oise de la fin du XIXe si\u00e8cle&nbsp;\u00bb, Cahiers de la M\u00e9diterran\u00e9e, n\u00b0 77, 2008, pp. 171-183. [5] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Les mouvements sociaux \u00e0 Nice en 1906 et la gestion de la crise par les pouvoirs publics&nbsp;\u00bb, Cahiers de la M\u00e9diterran\u00e9e, Nice, n\u00b0 74, 2007, pp. 237-257. [6] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Le patrimoine forestier des Alpes-Maritimes face aux incendies, la mise en place progressive d&rsquo;une politique de protection de 1860 jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 1930&nbsp;\u00bb, in M. Ortolani (dir.), Protection et valorisation des ressources naturelles dans les \u00c9tats de Savoie. Contribution \u00e0 une histoire du d\u00e9veloppement durable, Nice, Serre, 2014, pp. 73-88. [7] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;Les actions de la Ligue pour la d\u00e9fense de la moralit\u00e9 publique \u00e0 Nice au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle : lutte contre la prostitution et les publications licencieuses&nbsp;\u00bb, in S. Cadiou (dir.), Gouverner sous pression&nbsp;? La participation des groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat aux affaires territoriales, Fondation Maison des sciences de l\u2019homme, Droit et Soci\u00e9t\u00e9 \u2013 Recherches et travaux, LGDJ, 2016, n\u00b031, pp. 233-246. [8] Patricia Prenant et Olivier Vernier, \u00ab&nbsp;Le sort des biens des nations ennemies dans les Alpes-Maritimes (1914-1918)&nbsp;\u00bb, Journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9tude de la Soci\u00e9t\u00e9 Scientifique et Litt\u00e9raire de Cannes et de l&rsquo;arrondissement de Grasse, in C. Marro et O.Vernier (dir), Les Alpes-Maritimes dans la Grande guerre, un d\u00e9partement cosmopolite et patriote, 2014, Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 scientifique et litt\u00e9raire de Cannes et de l\u2019arrondissement de Grasse, tome LX, 2015, pp. 27-38. [9]&nbsp;Inventaire des monuments aux morts de la Premi\u00e8re Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, mars 2014&nbsp;; Inventaire des \u00e9tablissements sanitaires durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, mars 2014. [10]&nbsp;Inventaire du patrimoine industriel des Alpes-Maritimes (1860-1950) d&rsquo;apr\u00e8s les sources d&rsquo;archives, Conseil g\u00e9n\u00e9ral des Alpes-Maritimes, Service Patrimoine culturel, octobre 2013. [11]&nbsp;Inventaire des savonneries grassoises (XVIIIe &#8211; XXe si\u00e8cles), Service Ville d&rsquo;Art et d&rsquo;Histoire de Grasse et Mus\u00e9e International de la Parfumerie, juin 2014. Elle collabora aussi \u00e0 l\u2019ouvrage collectif, Bains, bulles &amp; beaut\u00e9s&nbsp;: une histoire de la toilette et de la beaut\u00e9, Paris, Editions Gourcuff-Gradenigo, 204, p.67-73. [12] Patricia Prenant \u00e9tait un membre tr\u00e8s actif de l\u2019ASPEAM dont elle \u00e9tait secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale adjointe. [13] Patricia Prenant, \u00ab&nbsp;La propri\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire de Guy de Maupassant : l\u2019h\u00e9ritage de la famille Ossola (1906-1958)&nbsp;\u00bb, Grasse et les Ossola, une dynastie de notables au service de la cit\u00e9 et de la France sous la IIIe R\u00e9publique, Nice, ASPEAM, 2012, pp. 217-272&nbsp;; \u00ab&nbsp;Industrie du luxe et commerce international : cent ans d&rsquo;\u00e9changes entre Grasse et Cologne&nbsp;\u00bb in&nbsp; Cavallier Fr\u00e8res : dans les coulisses d&rsquo;une parfumerie grassoise, Nice, ASPEAM, 2013, pp. 11-63. [14]&nbsp;Le Patriote C\u00f4te d\u2019Azur, n\u00b0175, semaine du 17 au 23 f\u00e9vrier 2017, pp. 7-8. [15]&nbsp;Par exemple, \u00ab&nbsp;L&rsquo;uditore di guerra&nbsp;\u00bb, colloque international de la Soci\u00e9t\u00e9 Internationale d\u2019Histoire de la profession d\u2019avocat, (U. Bellagamba, dir.), Les avocats en temps de guerre. Repr\u00e9sentation d\u2019une profession face \u00e0 la crise, Nice, d\u00e9cembre 2014.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":585,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[92],"tags":[33,61],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/aspeam.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Patricia-Prenant-e1540970262457.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/567"}],"collection":[{"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=567"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/567\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1004,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/567\/revisions\/1004"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/585"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=567"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=567"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aspeam.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=567"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}